POUR DES PANNEAUX BILINGUES EN PICARDIE !!

18 février 2010

Découvrez les premières photos de l’évènement

« Panneaux en Picard » (cliquez sur la photo) :

 

 

Vous aussi vous souhaitez voir le double affichage (français/picard) à l’entrée de votre agglomération ? Alors rejoignez le collectif « Panneaux en Picard ».

Vous aussi vous souhaitez voir le double affichage (français/picard) à l’entrée de votre agglomération ? Alors rejoignez le collectif « Panneaux en Picard ».

Comment faire ? 

- Trouvez le nom de votre ville/village en picard, demandez à votre mairie ou à vos anciens (ou n’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’aide, notre équipe d’experts est à votre disposition)

- Rendez-vous entre le 15 et le 16 février au panneau d’entrée de votre commune avec un petit écriteau (ou tout autre support) sur lequel vous aurez inscrit le nom picard de votre cité.

- Prenez une photo (seul ou avec vos amis) !

- Envoyez-nous vos clichés (par email, courrier ou pigeon voyageur) afin que nous puissions les diffuser le plus largement possible.

 Pourquoi ?

- Pour redonner leur noms originaux (souvent plus explicites) à nos communes

- Afin de faire découvrir notre région et la richesse de son patrimoine

- Pour créer des liens entre les différentes générations au sein du village

- Faire savoir aux mairies quelles ont le soutien de leur populations pour se lancer dans cette belle aventure du double affichage et ce afin de peut-être voir un jour des panneaux réglementaires installés par la DDE.

- Parce que la Bretagne, l’Alsace, la Guadeloupe, la Provence, la Corse… ont les leurs et pas nous.

- Et enfin c’est l’occasion ou jamais de rencontrer tous vos voisins qui eux aussi, entre le 15 et le 16 février, vont se prendre en photo à l’entrée du village !

Pour toute information ou demande de renseignement, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse mail :

conteami@laposte.net

 

POUR VOIR LES PHOTOS OU EN POSTER :

http://papoere.unblog.fr/

contes et randonnée

19 juillet 2009

AU BOIS DES CARIMAROS
Les conteurs du collectif CONTE A MI vous invite à une ballade conté. 
Au son des vieux instrument traditionnels
nous reveillerons carabiréches, et latuzés, gayants et carimaros.Une occasion de découvrir les mythes, les légendes de notre Bon vieux Vimeu vimeusant.
de se ressourcer en puisant dans la verve et l’esprit picard
La ballade se cloturera par un picnic , dans un lieu encore emplis de la présence de grand mére pichon et de marie grauette chacun amenant qui un bout de paté , qui un kil de rouge, ou du pain ou autre chose.   

Et si il n’y avait que cela !  
Rendez vous à 9h face à la pisiculture de Monchelet entre Maisniere et Gamaches le 26 JUILLET 2009
 
Faites passer l’info !
 
Merci a nous rvir
kerouak

TU SAIS QUE TU EST PICARD QUAND :

5 juillet 2009

TU SAIS QUE TU EST PICARD QUAND :

Les non-picards t’appelle la betterave.
Les picards t’appelle ch’kawik.
On te fait répéter trois fois la même phrase.
Tu as plus d’une paire de botte en cahoutchou chez toi.
Le dimanche tu manges du céleri-rémoulade et du lapin aux pruneaux
A l’affirmation : le gatteau battu ca sent le beurre rance tu répond : Meeeu nan ! c’est gras, c’est tout !
Tu est persuadé que Lafleur a réellement existé et qu’il reviendra dans un grand oiseau en fer pour  sauver l’humanité. 
Tu penses que Mariel Demaye est le plus grand poéte picard
Tu as des roses trémiere devant chez toi.
Tu jure comme un charretier devant un ordinateur en disant toutes les 2 minutes : vingt nom ! quouo qu’ ch’est coére qu’édeu !
Tu trouves normal que la terre entiere viennent chez toi construire des autoroutes, des milliasses éoliennes, des dépots d’ordure et des aérodromes.
 Ta maison brûle régulierement mais la serrure reste intact
On penses que tu est québécois
Tu dis, nââân jé pô d’accin mi
Tu ne cesse d’expliquer ou se trouves la picardie
Tu ne connais pas les trois département picard  mais tu sais faire bouger tes oreilles.
Quand on te dit « ho mais l’accent picard moi je le trouve pas moche » … Ou bien  « ça alors il ne pleut pas tous le temp ici ! »
Quand tu est super exigeant avec tes amis mais que tu te laisse chier sur la tête par des gens qui t’utilisse (valable seulement dans l’amiénois et certaine partie du Santerre !)
Quand le maire de ta commune et soit: un agriculteur, soit un médecin.
Que tu trouve cela normal qu’chès parisien viennent étalé leurs brins dins t’poèys !
Que t’est tellement têtu, que même toi tu ne t’écoute pas !
Que t’aime les cieux gris …L’herbe grasse et la boue !  
Que tu te redresse comme un coq quant on crache sur ton pays, que tu est le seul à avoir le droit de critiquer.
KEROUAK avec l’aide précieuse et perfide de ch’ TONNEYEU

droit de réponse

20 juin 2009

Réponse à l’accusation faites sur le blog http://le.poil.dans.la.main.over-blog.com/5-index.htmlsuite au texte : Franche lipée.

 

Ors donc ainsi serait,

vil scribouillard et chroniqueurs raté ?….

De l’oubli que je fis de citer

Les gentes dames de l’assemblée,

L’on me fit grief, et fut condamné.

A voir sur la toile d’araignée,

De moi, un bien triste portrait !

Oui je suis fils de la Vimeuse gaie,

De la via maris qui roule dans nos prés,

C’est d’elle que j’appris à garder

Pour mère, sœurs, filles et épousée,

Le grand respect dû à leurs graal sacré,

Ne sachant autrement de ma plume zélée,

Ne transcrire que sotties et billevesées,

Je préfère par pudeur avisé,

Ne peindre en mes chroniques, désabusées,

Que l’homme et ses travers mauvais,

N’ayant de cesse de l’égratigner,

 Le rabaissant dans son sombre bourbier,

Je hausse ainsi, en la taisant, la femme vers des sommets.

Que d’antique mémoire elle n’aurait du quitter.

Pourfendant l’un, de quelques traits acéré,

Je dépose aux pieds de l’autre, mon silence et mon épée,

Sachant que me taire, c’est la sublimer,

Lui rendre son rôle premier.

 Mes écrits, étant impuissants je le sais

Pour de la femme faire un pur tableau, en effet

Et puis, qu’est ce donc que ce procès ?

Agissant ainsi, j’agis en chevalier,

Protégeant de ce fait les dames de nos pensées.

Et du fond du Vimeu tant  aimé,

Jusqu’aux rives du fleuve yang Tsé

On entend souvent mon nom cité

Par des lèvres énamourés,

Et n’en déplaise, qui me sont gré

D’aimer les filles et tant les révérer,

Témoignage me fut même fait

Qu’ la grosse Lulu du bar des Trois Armées

Eut pour moi, des soupirs inavoués.

Ainsi le mauvais rôle que l’on veut me faire jouer

N’a plus de raison, je suis des femmes aimé,

Leurs héros silencieux si il en est

Et si en plus je peux baiser….

Franche lipée !

20 juin 2009

Sept. Sept pèlerins pérégrinant un peu parfois cassé, dans leurs tête, certain dans son corps. Décidèrent d’aller s’abîmer en dévotions au vieux sage de la falaise. Là-bas du côté du Tréport

Dernier espoir pour eux, la route qu’ils suivaient s’arrêtant dans la mer…juste au bord.

Arrivé en l’ermitage sémaphorique après détours, aventures et périples.

Après dragons, chausse-trappes et combats épiques.

Ils quittèrent à la porte leurs sandales, leurs besaces et leurs piques.

Se jetant mortifié, bras écarté à terre,

Ils obstrué ainsi, et la cour et la barrière

Attendant que s’ouvre la porte de la lumière,

Ils restaient la tronche dans la poussière

Psalmodiant, d’antique prière.  

L’un deux, lequel ? Je ne sais,

Au bruit du grincement de l’huis léger,

Ouvris un œil chassieux pour constater :

Merde ! On c’est gouré !!

Voyant l’ouvreur encadré du chambranle qui le nimbé

Comme l’aréole de nos seins ou de l’autre là… le crucifié

S’écria tout étonné : c’est François Rabelais !   

Rabelais ? Brin tin tchul ! Rab’lais ! ti meume rab’lais !

 Ch’est mi, michel éd Bray !

Pis ti ch’ l’écriveu arrête éd rimeu !

i manque des bout a tin discours, a n’est poé bieu !

L’ prose !  Ieu qu’ cheu dins la vie !

Qu’a fuche in fesse ou in écrit !     

Bon puisque le maître le dit j’obtempère[i],

-Intreu ! A n’est poé freumé,

-Non not’ bon mait’ on ne saurait entrer chez vous avec nos abyssal et nos pieds maculé de toute la poussière accumulé du chemin et des pierriers !

- ti, si tu n’arrétes  poé aveuc tes bouts rimé, j’ te mets in-ne maque au coin d’ tin nez !

Bon puisque le maître le dit….

Assis furent-il autour de la Sainte Table

-Quouoque ch’est qu’o buveu, don ? Un café ? Un tiot verre ed rouge ? Bé, miu qu’édeu ! oz allons gouteu a un quique séquoi équ’ min bieu frère i foait li meume, Ch’ est fin boin.

Il tend à Corbin de Bourgogne une coupe de vermeille emplis d’un liquide d’or ou se noyé les rayons ténus et joueurs d’un soleil printanier filtré par l’ombrage des vieux ormes sacré de  la cour.

Il attendait son approbation.

-Oh maître que guérit cette potion ?

- rien, ch’est du Riv’salte fermier, ch’est toute. A n’ guérit rien, ou putôt a guérit d’ toute, cha rdonne el sorire a chés hommes, pis  chés feumes i sat’te qui passeront in-ne boénne nuit. A depind si ch’ vin  y l’indort ou y décatouille leu z ‘hommes, dins les deux cas i sat’te qui pass’ront in-ne boénne nuit.

Ayant fini d’une torchée son verre, Corbin reprit ses armes et son bourdon de pèlerin. Fatigué de trainer sa misère hautaine en bon capitaine de routier qu’il était,  Il décida d’aller se mettre au service du brument du vieux maitre, la bas dans l’Aude.

J’ pouss’rais p’téte même jusqu’à Palos de Moguer décida t’il.

- J’ te n’in sohaite ! Susurra michel

Ignorant cette remarque sibylline, qui ne manquera pas de poser question au historien futur, on s’indigna de sa résolution, et comme c’est lui qui avait les clefs de la bagnole,  

L’assemblée réussit a l’en dissuader en lui faisant ingurgiter force rasade du nectar gouleyant que Rivesaltes mûrit en ses vignes lointaine et le vin affiné incliné sa tête au bord mystérieux d’un coma éthylique.      

   Le reste de la troupe le laissant rêver a des lendemains épiques et a des cocktails phosphorescent et  amer des tropiques, continua  à  boire et les paroles de michel et le vin si bon que versé Dany de l’Hérault[ii] au regard si doux.  Le temps était intemporel au bord de l’eau comme chez Temporel…

-J’ vous fait une pate à chou ? s’écrie soudain notre bonne Dany.

Et tous attablé dans le bruit des couverts entrechoqué dans celui des verres qui se vidé, ils mangèrent plutôt une paella.

 Vingt nom de bordel à cul ! s’écria, Corbin de Bourgogne revenant de sa torpeur  n’y a-t-il pas en se monde ennuyé ou en ce ciel que j’ignore,  une étoile nouvelle qui monterait du fond de l’océan ?  Un poète, un griot que sais-je ! Capable de chanter la cuisine de Dany ? Lèves toi, l’aède ! Prends ton instrument et gratte le trou de ton luth ! Pour dire, Homère d’alors, les trésors culinaires, les saveurs, la joie de partager le plaisir d’offrir a des chiens comme nous la pitance des Dieux !

David d’Amiens le jésuite chattemite aux manières levantine, les tentacules d’un supion débordant de sa lippe purpurine,[iii] graisseuse de bien mangement, tout en continuant ses agapes, l’assomme d’un poing sur le i du sommet de son crâne, voulant par ce geste symbolique, mais pas méchant, lui faire comprendre qu’une paella ca se respecte, et que celle de Dany ca s’honore. L’autre reparti vers Cipango  illico taire[iv] sa honte.

Etienne de Picardie descendant des gayants guerrier vaillant de sa terre bénit, déplie sa carcasse de moine templier et beugle en baryton la marche des matelassiers :

                                         Voilà les matelas, les matelas, matelassiers qui passent.
                                          Ça va carder.
                                          Allez, allez, matelassiers.
                                          Gloire aux matelas – aux matelas, et aux matelassiers.
                                          Quel beau métier, car il touche toutes les couches de la société.
                                          Les matelassiers
 

 

  Au moment où il s’apprête à entonner les trois orfèvres, David d’Amiens le jésuite chattemite aux manières levantine, l’assomme d’un poing sur le i du sommet de son crâne, voulant par ce geste symbolique mais pas méchant, lui faire comprendre qu’il n’avait pas fini de souper.

 Les ventres plein, les esprits nourris, ils allèrent sur la plage s’adonner aux ablutions rituelles, Corbin de bourgogne vomit son estomac dans l’éternelle matrice salée du monde. David lève le poing,  la mer s’entrouvre mais Dieu vit que ce n’était pas Moïse le flot se referma. C’est con ils auraient pu passer a FR3.   

Alors déçus, repus de mots et de pain, ils retournèrent tous vivre entre leurs parents le reste de leur âge.

Corbin maintenant est viticulteur, dans l’Aube[v] ou il communie avec sa passion

 David travaille à l’abattoir.

Etienne est en tournée générale au p m u de Saint Just.

Michel et Dany jure, mais un peu tard qu’ils ne sont pas prêt de recevoir une pareil engeance chez eux ! 



[i] Et non pas zob ton père comme le fait remarquer si justement Max gallo page 856 de son ouvrage : Que sont les cercles pour l’amer. Chez : mange lard Edition.

[ii] Il est à noter que l’auteur de ses lignes a une bien piètre idée de la géographie.

[iii] Attention ! Tu rime que j’en ai froid dans le dos ! (note de Michel)                                                                             

[iv] Et çui la ? Tu l’a vu, çui là ?

[v] Aube, communion, mort de rire !

du vent !!!!

20 juin 2009

I sont coére un route a n’infitcheu séquant, la beu au dsus d’ Gamaches. Conme ed z’aspèrges à Rommel, d’ z’aspèrge a z’ailes. I n’est poé preu d’y vnir in-ne avion s’ poseu dins chop-plain-ne inter deux Gamaches, Beauchimps, pis Feutchère ! O nn’in sonme intoureu, cerneu, imprisonneu, tu n’ vouo qu’ cheu, leus èvintoéres  d’ brin, leus épeutoéres à vints, leus molins alectric. In pusse ed gadrouilleu nos bieu poéyis, à quouo qu’a sert don ? A pert rinfloeu chés gros proprietaires qui leu frot’té leu mains dins l’parfond d’ leu fouillouses, pis foaire ouvreu des boutics telmint horzaine qu’o n’ sait tasseulmint point adou qu’ ch’est l’ Norvège. 

Poé pus terd qu’i n’i eu poé longtimps, ej sus tchai neu à neu aveuc Jacob Deparis ch’est li qui s’otchuppe ed massacreu pis d’réduire nos campaigne, Mais oui, o l’ connaicheu, étou ! ch’est li qu’il à un bieu quat’-quat’ pis qui n’ monte jamoais à talus aveuc quante o l’ croéseu dins vos A X porris dins chés tiotes routes ed per ichi, ed peur de l’ choleu… oui ! Vleu ch’est li ! Chti qui viens in fin de smaine cacheu à l’hutte pis qui rpart in tchittant ch’ gibieu dins chés tiounes de l’ moaite-queuchie qui le ramén-ne al capitale. O voéyeu qu’o l’connaicheu. Adon j’ tchai neu à neu aveuc li : 

-Bé ! bien tombeu n’étant jamoais mal tcheu t’arrive a dréme, ti ! que j’ li foait conme eu. 

Qui y a-t-il pour votre service, mon brave homme ? ( In pusse i m’ prind pour un con ! ch’ est tout jusse si i n’ m’ o  poé donneu de l’ verrot’ries, un tiot miloér pour min blanc bonnet, des casselongnes pis un fusil à mèche !)   

-Ben vleu, j’ai séquant d’ tchestion a t’ poseu ! 

In preume : je n’ comprin poé gramint queuze qui  ieu coére des cintrales nucléyaire, pis qu’a intin-ne dire tes éyolièn-nes ed brin leu, i peut’té foaire d’ l’alectriciteu prope pis sans dingeu. Je n’ sais poé, mi !  O n’aveu qu’à rvin-ne chés cintrales a chés commeunes pour n’in foaire des moaisons des jonnes ed ddins, pis aveuc ch’ magot, o racateu coére pusse ed molins pis ch’ queud il est foait, in pusse d’otchuppeu nos belle jonnesse , on z’éroéme du courant prope. 

-Ah !… mais oui, mais non ! qui me rfoait ! l’éolien n’est pas la panacée ! Je ne dit pas pour fournir une consommation ménagère normal… et encore ! Sans le chauffage, mais fournir les besoins industriels en plus…      

Ah ban si un pusse i trove qui n’i eu poé d’ panne asseu…. Infin ch’est leu que j’ voleu n’in vnir, Je n’ sus poé gramint interligent j’ai té a l’école què M’sieur Martin, i m’a rindu pus bète que malin, mais j’ sais, qu’ dins chés corts jors i n’ieu poé gramint d’vints, in tout les cas moinsse qu’au moedeut, pis chés leu qu’ chés gins il ont l’ pus dzoin d’alectricité pour leu queuffeu pis tou pour vir clair. Pis leu tu m’ dit qu’ tes vinteuloéres i n’ vont poé fournir d’asseu ? adon s’ déssatcheu du nucléyére, a n’est poé pour enmain ? infin poé aveuc l’éolien ? ch’est bien cheu ? 

-… 

   

-Bon qu’ j’ rfoais, mettons… Mais bon , ti qui viens souvins ranseu dins nos bieu Vimeu, ti qu’ tu n’ eu plein t’ bouque ed nos baie d’ Somme pis not’ art ed vive, de l’ balle qu’on avons d’ vive preu d’ chon –nature, in symbiose, conme tu l’ dit dins chés salons doreu d’ Paris tout in rtirant  t’main de l’ tchulotte a M’ame la sous préfete pour prin-ne t’flute ed champagne, a n’ te géne poé ti, d’ vir un si bieu poeyis infté d’étamperque à z’ailes par milliasse ? djeu qu’vous nous aveu berzilleu nos boutic ed serrures in nous proumettans de l’ zé rimplacheu par in-ne activiteu touristic , « créatrice d’emploi ». T’a idée qu’ chés Hollandais, chés belges pis z’ingliche i vous vnir , ichi dépinseu leu doubes in s’éstasiant dvant vos porriture, qui n’ont d’asseu dins le poeyis ? J’ sais bien qu’ cha n’est poé des wépes a tchul gan-nes, mais dleu a les prin-ne pour des picards du Vimeu….   

- Ah ! mais oui, mais non ! Les éoliennes ont également un but touristique axé sur le tourisme industriel et écologique 

- Tu t’in veu dire par leu, qu’ ch’est gins qui varoét’te in vagance mettons per ichi dins nos Vimeu, a sroait pour alleu d’un evintoére à l’eute in seutant conme des madjettes pis in tchéyant un pamoéson dvant l’interligince d’ chés françés qui l’ont  i eu l’ boénne idée d’ gadrouilleu leu monts leu colinnes, leu plain-ne aveuc des tas d’ ferrailles ? ch’est eu ? tu veux dire qu’un pérque éyolien a s’ visite conme chés muches éd Domtcheur ou chétleu d’ Nors ?   Qui  ieu un djide au pieud d’ chaque, pour esplitcheu cmint qu’on foait pour foaire alleu tout ch’ l’intrintchillage leu ? Adon chés gins leu, i z’prinroét’té leu vagance jusse pour vir des milles pis des chints d’ tes molin bétes , tour parel, tour les meumes. Pis  qui vinroét’té les rbéyeu, durant tchinze jors,  un mouos ? Comme si mi j’alleu mon d’ min voésin vir ses pitchets d’ pature …  Nn’in vleu in-ne ed sortie éducative pour chés nivlets ! coére miu qu’ l’ moaison d’ Lanchére ! Tu m’ édvise ed tourisme écologique, mi, j’ veux coére bien, Amsure ch’est ti écologique pour nos yux tout eux ? Bé, j’ te l’ dit tel équeu, min fiu t’a qu’a nn’in mette des pales al Tor Effeil ! pis qu’ a n’ te géne poé à ti d vir cheu ! Pis si ta idée tu peux coére t’assir edsus conme eu tu n’ glinchra point .    

De surcroit elles s’intégre à merveilles dans les paysages !   de par leur formes et leurs couleurs. Souvenez vous des moulins d’antan , qui égayait nos campagne 

-I n’n’aveu poé chont chint mille au méte des molins, a  tandire qu’ tes éolienne… T’o roaison pour in-ne ou deux mais quante a nn’est infté cha l’ rind ti pus bieu nos coin ? 

Prinds ch’ mérronieu qui i eu la beu dins ch’ plant Georges, ou chés peumieus ichi tout teurse, rbé un molé du heut d’ beuchimps vers chom-mer aveuc l’ foéreut d’Eu qu’al balle quasimint dins l’Manche, reste un molé leu, a vir cmint qu’al dédjeule de l’ Neurmindie dusqu’ à ddins les trouos ville Sœur qu’on nn’in pinsroait qu’i n’ieu poé d’ poéyis la beu. A n’est ti poé pu bieu ?    

Mais la beauté, l’esthétisme c’est très subjectif comme notion…. 

Subjectif min tchul ! t’est telmint tours dins chés villes qu’ tu n’ sait mi pus ch’ que ch’est qu’ la nature, pour ti ch’ modernisme i douot l’ rimplacheu la nature, t’oblie un molé d’ trop souvint qu’ tu n’in foait parti de l’ nature et pis mêume qu’ tu n’est poé bieu ! J’ n’ai jamoais comprins queuse qu’o vouleu tour rimplacheu quiques queuse qu’existe pis qui va bien par quiques queuze ed nouvieu pis qu’on connoais point ! L’ nature al est leu d’pis des milles pis des chints, ti pis tes achuchonneus oz arriveu dins l’ mon-ne in disant : oulala, ch’ boin Diu , il a tout foait a l’arbout du boin sin, a n’est point conme eu qu’on foait, i feut tout rprin-ne , on va métte du modernisme partout a sra miu ! bin-ne ed pouilleu. Oz n’aveu pus vos pieud sur terre, dins la terre. Oz ête in route à toute gadrouilleu. 

CA BARDE !*

24 avril 2009

Le titre n’a qu’un but, celui d’être accrocheur ! 

 Vleu ch’ que j’ai rchu d’un noér moégneux qui ranse dpis un momint dins nos poéys picard, In-ne noérte cornaille, qu’al a foait sin nid, seurmint dins in-ne tor d’ choc cathédrale d’Amniens. Pour d’ la in heut canteu des cants incantatoére qui s’in vont racanilleu ch’ peupe d’ picardie .

Dans ch’Vimeu je suis allé

Pêcher des mots et des secrets

J’ai rencontré ch’contrebandier

Je suis tombé dans son filet

Il ne voulait pas me maquer

Mais ça c’est sur il m’attendait

De sa belle source m’a abreuvé

De ses mémoires m’a rassasié

Dans sa boutique fort encombrée

Ses instruments à fait sonné

De sa matière a démucher

De ses trésors m’a partager

Dans sa forêt m’a emmené

Près de sa pierre m’a fait canter

Salut à toi ch’contrebandier

Et à toute ta moésonné

Dans tin poéyis au gout corsé

Tu es un celte enraciné

Ma carette pleine a craqué

Mon cœur nourrit, désaltéré

Dech’ Vimeu je m’en suis allé

Chargé de mots et de secrets

Spectacles du groupe Achteure

2 avril 2009

 Vendredi 3 avril au château des rochers dans la ville de
Nogent-sur-Oise, à 1830
* vendredi 10 avril à la salle des fêtes de Maignelay-Montigny, à 21h00

Autres dates consultables sur le site de l’association:

* http://association.achteure.free.fr

Au dieu Vimeu !

2 avril 2009

Route éd Gamaches 

A ch’ momint leu, j’ restoais dins la vallée d’ la Bresles, in-ne moaison dins chés mérais in dsous chor-route d’ Gamaches conme on disoait, l’ route ed Paris, ou bien coére l’ route picarde. Adon a flanc d’ colinne chor route a mneu s’ vie d’ route. Au moédeut, i  avouot tours in-ne file a n’in pus finir d’ carette tchul à tchul de l’ plache d’Anmiens dusqu’a des queuds Beuchimps ou meume Gamaches , ch’étoait chés périsiens qui vnoét’té trimpeu le queuqueuds  à Tréport, Mers ou bien coére a ch’ Bourc. 

Amsure quante l’ saison al étoait tchuite, chor route al étoait trintchille. Seuf des queuds, l’ sam’di soér, adou qu’ séquant d’ jonnes i vnoét’té foaire vionneu leu grosse moto pour foaire la course inter eux. On l’z’intindoémes passeu a toute berzingue dins un buzin d’infér. I tornoét’té a ch’ quate écmins de l’ queuchie pis i rapasoét’te au dsus d’ nos moaison pour fileu conme des diabes dusqu’a Bovaincourt ou bien Ouste. D’ long in bout oz intindoémes leu saprés ingins. 

Des queuds i nn’ a qui s’ rammasoét’t la djeule a terre. Ieu iu des morts, pis d’ z’afligé a vie. Ch’étoait leu jux, ch’étoait leu risques. 

Dins l’ jornée qui pleuche, qui vinte ou qui foéche bieu timps, mi pis m’ mére, on rigoloait souvint, quante on z’intindoéme chés feumes déchinde du Vimeu a Vélo pour alleu foaire leu coumissons a ch’ super mértcheu d’ Mers. 

O n’ poveu poé les mantcheu, marche, iz dechindoét’té d’ Zinguermeu, de l’ Meillie, d’ Dergni ou bien coére ed Woincourt in bin-ne. 

Vleu chés sansonnets du Vimeu qu’on  disoait in les voéyant, trouos, quate métchaignes pousseu su leu pédale, pis dire conme des beuroétes. Ah ! cheu, i dvisoét’te chés brave marie quaterlangue leu, pi fort, pis heut ! si bien qu’ file a msure qui pasoét’te dins l’énée oz avoémes des novelles d’ leu tiot, d’ leu z’homme, ou d’leu voésins : 

-          A tu seu, ch’ tiot a mértine ? 

-          Nan ? quouo qu’ ch’est qu’i s’passe, don ? 

-          Il a i eu un coup d’ frouod mérdi passé, bien tombé ch’est aladon qu’il est vnu s’éjueu aveuc les mien-nes  , on va coére dire qu’ ch’est de m’ feute !…. 

L’ resse i s’ perdoait driere chés carolines chés seu, chés bouillets, de l’ pature dins fache. 

Tant pire… on n’in sérons pététe plus l’ prochain queud qui rvienrons a course. 

I feut dire qui n’ se dvisoét’té  équ quante i passoét’té a vide ! chu rtour étoait in-ne eutes poaire éd manche. Aveuc leu deux cabas cartché a héne qui pindoait a chu djidon, pis dsure ch’ porté bagage un mont d’ patchet, pis d’ badjette, puis d’banane , pis quérton. Forchémint , i tchitoétt’té  tchére leu langue pour miu pédaleu, in pusse édeu, chor route al monte un molé. 

Vleu chétoait l’ route un heut d’ nos moaison, quante j’i rapasse des queuds, j’érgrette chés vélos pis chés métchaignes. 

Salaire des footbaleurs

10 mars 2009

Dins ch’ poste au matin, i  r’queminchoét’te a dire pis dedire conme quouo chés fotebaleurs i i gagnoét’té des milles pis des chints. Bon Amsure quante on vouos ch’ que nous oz avons pour vive… a N’ foait poé plaisi.

I eu un minisse, je n’ sais poé sin nom,  pis cha n’m’interesse point, in tout les cas ch’est  chti qu’il eu in-ne tête ed Saint Cyrien a vous cmindeu sabe au clair, d’alleu vous foaire treueu vos panche pour la patrie.

In tout les cas il a in-ne sale djeule , ch’est seurmint pour cheu qui dvisoait éd salaire.

Adon ch’ beudet leu, i rintintchoait a chés gaz’tieus Conme quouo  étoait normal vu qu’ a n’ dureu poé toute la vie.

Ch’est leu qu’in-ne pourpins’rie matinal au doigt de rose, al ma trécopé min papin cérébrale. Je m’ sus dit conme eu : A n’est poé faux ch’ qui dit ch’ beudet leu. Mais ban, Achteure qu’o sonme dins in-ne époque meudite a dou qui nous dviset’t a tour ed breu de rconversion pi d’ mobilité. Queuze équ tout l’ mon-ne i n’ont point  des poéyes d’ésportif ?

Est vreu cheu ! bé min voésin qui s’étoait mis a s’ n’a part conme Gynécologue, au bout d’ trouos ans i sa rconverti ( achteure i foait d’la spéléologie) , a n’i a point dureu pusse qu’un fotebleur s’qu érriere .

D’un temps oz étoéme tchuré d’ pére in fiu pis on cangoais jamoais long de s’ vie. Mais achteure tu tin vo à l’école pour foaire plombieu zindjeu ; pis tu te rtrove couturiere, ramoneu ed surface plane ou bien coére catreu d’ bulot.

Ch’est du meume parel équ chés fotebaleur , n’est ti point ? N ous z’eutes étou i feut qu’on nous rconvertichonche tout les tchinzes du mouos ! est aussi dur pour nous qu’ pour eux, nan ?

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